Protégeons le patrimoine

Protégeons le patrimoine du Haut-Karabakh


Douloureusement,
nous avons pu constater depuis plusieurs années la disparition de monuments sacrés dans de nombreux pays. La disparition d’un patrimoine culturel, issu des Empires romains d’Orient et d’Occident, constitués par des édifices religieux chrétiens, primitifs ou du moyen-âge, se poursuit dans une indignation générale malheureusement peu efficace. 
Ce jour même, les églises chrétiennes du Haut Karabakh sont menacées ; ce 25 novembre, elles seront sous contrôle azéri. Faut-il rappeler que l’Arménie fut le premier royaume chrétien, en place autour de 310, avant même le christianisme romain. 

Si l’on peut comprendre l’abandon de lieux saints faute de fidèles, il est impossible d’admettre le pillage, la mise à sac ou la profanation de tout édifice religieux. Or, les groupes religieux ont besoin pour leurs réunions d’un lieu propice, convenable et intemporel, qui soit un véhicule de spiritualité. Partout, la ferveur des croyants est la même. Les chrétiens n’en ont pas l’exclusivité. 

Or, de tous bords, elle mérite honneur et respect. Quelle que soit la bonne volonté des peuples et leur grandeur, les bassesses de la nature humaine ressurgissent un jour ou l’autre. Il est plus aisé de détruire que de construire, alors préservons ce que nous pouvons. 
Pour les chrétiens, il est temps d’oublier nos divisions et de réunir catholiques, orthodoxes et schismatiques, réformés et traditionnalistes, car tous sont de bons chrétiens dans leur culture, leur tradition, et leur dévotion. Suivant la voie de Mgr Amphiloque (Paix à son âme), nous ne pouvons accepter la menace de l’abandon de haut-lieux de recueillement, de tradition et de prière pour en faire des lieux touristiques. 

Le monde religieux chrétien doit se mobiliser pour la défense ce que nous ont légués nos ancêtres. Après le pillage des Balkans, nous refusons d’admettre le pillage du Caucase. « Rendons à César ce qui est à César, mais à Dieu ce qui est à Dieu ! » Nous nous tournons vers la communauté internationale, vers l'UNESCO, pour lui demander de sauver cet héritage international et de le classer comme l'héritage de l'humanité tout entière.