1955 - 2015 Les 60 ans de l'établissement du GPR en France

24 Juin 2015 Soixantième anniversaire de l’établissement en France

de la nouvelle fondation de l’Ordre de Malte de 1798 
 

Voici 60 ans que le Grand Prieuré Russe de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem a rétablit son siège à Paris après la révolution bolchévique de 1917. Fondé en 1798 dans une volonté commune des Grands Maitres de l’Ordre Souverain de Malte et des Tsars de Russie par une convention internationale, cet établissement fut largement développé par son Impérial Grand Maître, Paul 1er.

De 1950 à 1955, Son Altesse Impériale André Wladimirovitch Romanoff descendant de Paul 1er, en organisant le rétablissement en France, à Paris, du Grand Prieuré Russe de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, espérait couper court aux divisions et dissidences nées en son sein à la suite de la révolution bolchévique de 1917. L’Empire de Russie n’existant plus, d’aucuns voulurent récupérer le Grand Prieuré, arguant de qualifications meilleures les unes que les autres, mais la vraie proclamation des Commandeurs héréditaires de 1928 à Paris fut la seule, car issue d’une démarche communautaire qualifiée, permettant de considérer cette digne assemblée comme le Grand Prieuré dans sa légitimité, même si sa plénitude pouvait être réduite. Les efforts et l’implication d’André Romanoff, pour asseoir le GPR à la place qui lui revenait, permirent déjà en 1950 de préparer un nouveau statut acceptable pour la République française et mettant le GPR en position de satisfaire à toute exigence conformément à ses textes fondateurs.
Finalement, « Le Grand Prieuré Russe de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem », vu le rapport du Préfet de Police, suite à la proposition du Directeur de la Sureté Nationale, est autorisé par l’arrêté ministère de l’intérieur du 19 février 1955, et l’enregistrement du 2 mars 1955.
Malheureusement, le décès d’André Romanoff, le 30 octobre 1956, ne lui permit pas de concrétiser ses aspirations. En effet, de 1959 à 1960, l’ordre de Malte restera 10 ans sans Grand Maître. Profitant de cette crise, les branches historiques sécessionnaires établissent une Union des Ordres de Saint Jean qui verra le jour en 1961, mais dont le malheureux GPR sera absent.
 
Sans autorités de tutelles, l’Empire de Russie n’existant plus et le Vatican ne souhaitant pas s’investir dans un Grand Prieuré à vocation œcuménique, le GPR autocéphale continue malgré les vicissitudes de l’histoire à recevoir des chevaliers pour la protection de la foi, pour le secours des pauvres et des affligés et pour le maintien des traditions de l’Ordre.
 
Plusieurs branches aujourd’hui se réclament du GPR et plusieurs d’entre elles ont toute légitimité pour en être issues. Les ambigüités de structures juridiques peu nuancées sont sources de confusion, mais doivent s’effacer devant la bonne volonté avec laquelle des Chevaliers loyaux, droits et zélés s’investissent de façon parfois un peu brouillonne pour défendre un idéal qui est commun à toute l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural. La forme doit parfois s’assouplir.
 
C’est avec conviction et sincérité que le GPR s’est doté d’un statut cultuel qui lui permet de revendiquer son œcuménisme en pratiquant ses cérémonies religieuses et en formant ses chevaliers en leur enseignant le respect de toute forme de croyance religieuse monothéiste, en les encourageant moralement dans la pratique de la charité, en leur inculquant les principes nécessaires à répandre une évangélisation adaptée au siècle où nous vivons.
Nos Chevaliers sont engagés l’action ayant leur foi pour justification.
Tous nos membres et sympathisants sont invités à participer aux conférences et formations que nous soutenons et aux œuvres de charité que nous encourageons.
 
La tradition johannique, loin de la gnose historique, est un éclairage particulier à notre Grand Prieuré qui a souhaité se recentrer sur cette vision du christianisme fondée sur la révélation (apocalypse) au travers de symboles et d’allégories dont les deux Saints Jean sont des références absolues.